Huit mois ont passé depuis le méga tremblement de terre qui a secoué la région du Tohoku et une grande partie du Japon et provoqué le tsunami responsable de la plus grande catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. Maintenant que les angoisses initiales ont disparu et que la frénésie des médias s’est tournée vers d’autres sujets plus vendeurs, on pourrait penser que les choses au Japon sont retournées à la normale. Et pourtant, depuis l’intérieur du pays, on s’aperçoit vite que les choses sont loin d’être normales, même pour ceux qui ont la chance de vivre à plusieurs centaines de kilomètres de la zone ravagée. L’une des principales préoccupations pour l’ensemble des habitants du Japon est d’être sûr de mettre sur la table familiale des produits propres à la consommation ; c’est-à-dire, non contaminés par des isotopes radioactifs. Les étrangers font partie de la population la plus potentiellement exposée à cause de leur accès et leur compréhension limités des informations cruciales concernant la provenance des aliments qu’ils choisissent.
Le Japon reconstruit lentement ses provinces dévastées et quelques résidents commencent à revenir dans la zone d'exclusion comprise dans un rayon de 20 à 30 km de la centrale de Fukushima Daiichi.[1] Les résidents étrangers sont pratiquement tous de retour et les touristes commencent à revenir fréquenter les rues de Tokyo et Kyoto ce, en dépit de la grande confusion qui a régné dans les mois qui ont suivi l'accident avec la circulation d'information contradictoire et même souvent purement erronée. Dans ces conditions, il me semble important de présenter des informations concises et justes au sujet de la contamination radioactive au Japon et les façon dont celle-ci peut pénétrer l'organisme afin d'aider les gens souhaitant se rendre au Japon et de les faire se sentir plus en confiance.
Les principaux isotopes détectés suite à l'accident de la centrale Fukushima Daiichi sont l'iode-131 (131I; T1/2 = 8,0 jours), le césium-134 (134Cs; T1/2 = 2,1 ans) et le césium-137 (137Cs; T1/2 = 30,1 ans). Ceux-ci sont les sources principales en termes de leur impact sur l'environnement et la santé même si d'autres radionucléides à plus courtes périodes de demi-vie comme le tellure-132 (132Te; T1/2 = 3,2 jours) et l'iode-132 (132I; T1/2 = 2,3 heures) ont aussi été détectés.[2]
Bien que l’iode fut le plus médiatisé dans les jours qui ont suivi la catastrophe, sa courte période de demi-vie (8 jours) et le fait que la plus grande partie de la fuite radioactive a été stoppée à Fukushima[3] en font maintenant une moindre priorité. C’est par contre pour cette raison qu’aujourd’hui, on entend plus parler du césium qui possède une demi-vie beaucoup plus longue (2,1 ans).
En ce qui concerne la situation sur le site de la centrale de Fukushima, la décontamination de l'eau semble être en cours et si on en croit le parlementaire Yasuhiro Sonoda qui a été jusqu'à boire un grand verre d'eau qu'il présenta comme de l'eau décontaminée issue de la centrale (voir vidéo ci-dessous).
Parlementaire japonais buvant de l'eau de Fukushima décontaminé le 1er novembre 2011
Dans toutes les sciences, bien maitriser les unités est capital pour comprendre les implications de toute mesure. L'incompréhension des unités de radioactivité a provoqué une grande confusion dans la presse et pour le public. Tous les acteurs des événements suivant la catastrophe, des journalistes aux porte-paroles de TEPCO eux-mêmes ont à un moment ou à un autre, commis des bévues dans le matériel qu'ils ont publié, soit dans les unités utilisées, soit dans les ordres de magnitude annoncés.[4] Essayons de comprendre une bonne fois pour toutes les unités importantes de mesure de la radioactivité.[16]
Une grande partie de la confusion a résulté d'une mauvaise utilisation des préfixes du système métrique. Micro (μ) dénote un facteur de 10-6 (un millionième ; 0,000001) alors que milli (m) dénote un facteur de 10-3 (un millième ; 0,001). Si on prend le mètre comme exemple, il y a 1000 μm dans 1 mm. Si on confond les deux, on se retrouve donc avec une erreur de l'ordre de 1000 fois en dessous ou au-dessus de la valeur initiale. Certains d'entre vous lèvent peut-être les yeux au ciel, mais ce type d'erreur a précisément eu lieu lors dans un rapport publié en Mars dernier par TEPCO eux-mêmes.[4]
L'unité du système international d'unités (SI) utilisée pour les mesures de radioactivité est le becquerel (Bq) qui est défini comme la quantité de matériel radioactif dans laquelle in noyau se décompose par seconde. L'unité est un équivalent en s-1.
Le count per minute (compte par minute ; cpm) mesure le nombre de désintégrations par unité de temps (ici, une minute). Les détecteurs de particules ont des sondes qui détectent le nombre d'atomes émis par une quantité de substance radioactive.
Le sievert (Sv) est une unité qui mesure la dose de radiations émises au lieu de la fréquence de décomposition et c'est pour cette raison qu'elle est plus pertinente en termes de l'étude des effets de la radioactivité sur les tissus vivants. Contrairement au Gray (Gy) qui mesure la quantité d'énergie de radiations ionisantes en joule par kilogramme de tissu organique, le sievert mesure la dose équivalente de radiation ayant le même effet qu'une dose égale de rayons gamma. Il n'y a pas de conversion directe à partir des becquerels et comptes par minute vers les Sieverts puisque ces derniers prennent en compte le type d'isotope émettant les radiations.
La dose absorbée est une mesure de la quantité de radiations absorbées par la matière et elle est mesurée en Gray. Un Gray est équivalent à 1 joule absorbé par kilogramme de matière. La dose absorbée est indépendante du type de particule (alpha, bêta, gamma).
La dose équivalente permet de prendre en compte l'effet des différents types de radiation sur les tissus vivants. Par exemple, 1 Gray de radiation alpha a plus d'effet qu'un Gray de radiation bêta. Cette dose équivalente est mesurée en sieverts qui est en fait la dose absorbée multipliée par le facteur de radiation.
La dose effective permet de prendre en compte le type de tissus soumis aux radiations. Elle est également mesurée en sieverts. Il s'agit en fait de la dose équivalente multipliée par un facteur qui varie en fonction du type de tissu ciblé, selon le degré de sensibilité de chaque organe aux radiations ionisantes et selon le taux de mortalité des cancers qu'elles provoquent.
Il existe deux façons principales selon lesquels les êtres vivants peuvent être exposés aux radiations : externe et interne.
L'exposition externe aux rayonnements ionisants correspond à peu près à ce qui se passe lorsqu'on est soumis à une source de lumière, tant que l'on reste sous cette source, on est irradié, mais si elle est enlevée, l'exposition cesse. De plus, les vêtements et la peau sont de relativement bons boucliers qui protègent nos organes contre beaucoup de radiations.
L'exposition interne est plus problématique et difficile à supprimer puisqu'elle consiste en la fixation de l'isotope radioactif sur le tissu de l'organisme (via inhalation ou ingestion) et par conséquent, elle émet ses rayons depuis l'intérieur du corps. L'iode a causé grand souci au tout début de la crise puisque ces éléments volatils ont été transportés par les vents et ont été inhalés par les populations aux alentours de la centrale. L'iode (radioactif ou non) se fixe sur la thyroïde (il est utilisé par cette glande pour la production de l'hormone thyroïdienne) et par conséquent, bien que la demi-vie de l'iode radioactif soit relativement courte, celui-ci émet ses particules directement contre les tissus contaminés, provoquant par conséquent de plus grands dégâts que les sources externes. Il est évidemment très difficile de se débarrasser d'un isotope fixé sur un tissu. Ceci est la raison pour laquelle les autorités distribuent des pastilles doses lourdes d'iode de potassium aux populations avant exposition potentielle afin que l'iode non radioactif pris en grandes quantités sature la thyroïde pendant la durée de l'exposition à l'isotope radioactif.
On a mentionné plus tôt qu'afin de définir les doses de radioactivité en fonction de leur effet sur la santé des êtres vivants, l'unité de choix est le sievert. Les doses en sievert sont souvent exprimées relativement à une période de temps définie. L'exposition annuelle moyenne à laquelle un humain est exposé (de source naturelle et artificielle) pendant une année s'élève à 3,00 mSv, ce qui fait donc 3,00 mSv/an.[5] Cette valeur varie grandement d'un individu à l'autre en fonction de la localisation géographique. Par exemple, un habitant de la ville de Princeton aux États-Unis reçoit en moyenne le double de cette dose (6,20 mSv/an)[6]. En France, la moyenne des radiations naturelles seules s'élève déjà à 2,2 mSv/an[7] et certaines zones peuvent aller bien au-delà de comme le bassin permien de Lodève qui peut atteindre des valeurs aussi extrêmes que 875 mSv/an.[8][9] Avant l'accident de Fukushima, la dose moyenne au Japon de radiations d'origine naturelle et artificielle se situait entre 1,50 et 3,81 mSv/an ; le Tokyoïte moyen recevant une dose bien moindre se situant entre 0,079 et 0,69 mSv/an.[10][11]
Pour donner une perspective, la dose actuelle (14 novembre 2011, 21h00) est estimée à 0,99 µSv/h (8,68 mSv/an) à Fukushima et 0,059 µSv/h (0,52 mSv/an) à Tokyo.[11] Cela veut dire que les Tokyoïtes sont actuellement soumis à six fois moins de radiations que la moyenne mondiale, une valeur qui est en outre au milieu des mesures habituelles pour la ville. Fukushima par contre est toujours trois fois au-dessus de la moyenne mondiale, mais à peine une fois et demi au-dessus de celle de Princeton.
Le maximum de radiations détecté à Tokyo (Shinjuku) par le ministère japonais de l'Éducation, de la Culture, du Sport, de la Science et de la Technologie (MEXT) le 15 mars 2011 entre 19h00 et 20h00 et les valeurs ont atteint 0,361 µSv/h (3,16 mSv/an).[10][12] Même si ce niveau n'était pas redescendu aujourd'hui, Tokyo serait toujours un en dessous de la dose moyenne mondiale.
J'espère que cette section vous réassure en ce qui concerne l'exposition à laquelle les Tokyoïtes ont été soumis durant la crise. Maintenant que ces considérations ont été abordées, nous allons maintenant nous concentrer sur l'autre source d'exposition à la radioactivité : l'ingestion de nourriture.

Figure 1. Concentration en césium-137 (Bq/kg) dans les sols japonais [adapté de Yasuni et al., (2011)]. Les lois sanitaires au Japon placent la limite pour la somme des concentrations en césium-134 et -137 (césium total) dans le sol à 5000 Bq/kg.[15] Le césium-137 est considéré comme composant la moitié de cette radioactivité et par conséquent, les régions en rouge sont très certainement au-dessus de la limite légale.
Pour n'importe quel individu rationnel, il me semble clair que l'exposition interne est la source principale de préoccupation en termes d'effets sur la santé. La semaine dernière, le gouvernement métropolitain de Tokyo, via son Institut de Santé publique a commencé à prendre des mesures de radioactivité dans des échantillons de nourriture pris dans toute la ville.[13] Bien que cette initiative arrive scandaleusement tard, et bien que le nombre d'échantillons pris (20 à 30 par jours) est trop ridiculement bas pour avoir la moindre signification statistique, elle montre que le problème est suffisamment réel pour qu'Ishihara et son équipe prennent la peine de conduire cette action, aussi symbolique soit-elle. En plus de cela, un papier par Yasunari et al. (2011)[14] publié dans PNAS présente pour la première fois des résultats de mesures de contamination radioactive due au césium effectuées sur l'ensemble de la péninsule japonaise.
La conclusion : Le problème en termes de sécurité alimentaire est réel.
En bref, les auteurs du papier publié dans PNAS rapportent leurs estimations de la quantité et de la distribution du césium-137 au Japon. Il s'agit de l'isotope de césium possédant la plus longue période de demi-vie (30,1 ans) et par conséquent, cela en fait la source principale de préoccupation pour les années à venir en ce qui concerne en particulier l'agriculture, l'élevage et la production d'aliments destinés à la consommation humaine. Les auteurs espèrent que les résultats de leur étude aideront à centrer les procédures de décontamination et la planification des futures mesures de régulation en fonction des régions les plus lourdement contaminées et par extension, les plus risquées. D'un point de vue personnel, je pense que cet article propose des informations très utiles au consommateur afin de choisir les aliments en fonction de la région d'origine.
J'ai modifié la figure originale publiée par Yasunari et al. (2011)[14] afin d'illustrer cet article. La figure 1 montre une carte des préfectures japonaises colorées en fonction de leur niveau de contamination au césium-137. Les auteurs mentionnent le fait que ces valeurs sont des moyennes et que la présence de « points chauds » au sein d'une région est certaine et par conséquent, ils suggèrent de surveiller la nourriture provenant des régions présentant des niveaux de contamination autour de 250 Bq/kg même si cette valeur se trouve bien en dessous du maximum de 5000 Bq/kg recommandé par le Ministère Japonais de l'Agriculture, de la Forêt et de la Pêche (MAFF)[15]. Les auteurs soulignent également que le césium-137 ne représente que la moitié de la radioactivité totale émise par la centrale de Fukushima et donc, que la lecture de la carte et du tableau associé devrait se faire avec 2500, plutôt que 5000 Bq/kg comme limite. La conclusion de l'article est que tant que des mesures de décontamination ne sont pas mises en place, les zones présentées resteront lourdement contaminées pour de nombreuses années et qu'il n'y a aucune chance pour que les producteurs puissent reprendre leur activité.
Dans le tableau 1, j'ai classé les huit préfectures les plus contaminées classées en ordre de contamination des sols avec du césium-137 afin de vous donner une meilleure idée des zones à éviter.
| Tableau 1. Concentrations en césium-137 (Bq/kg) dans les sols des huit préfectures japonaises les plus contaminées (adapté de Yasunari et al., 2011).[14] | ||||
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Préfecture |
Japonais |
Capitale |
Région |
Concentration en 137Cs dans le sol (Bq/kg) |
| Fukushima | 福島 | Fukushima | Tōhoku | 25,000 |
| Miyagi | 宮城 | Sendai | Tōhoku | 2,500a |
| Tochigi | 栃木 | Utsunomiya | Kantō | 2,500a |
| Ibaraki | 茨城 | Mito | Kantō | 2,500a |
| Iwate | 岩手 | Morioka | Tōhoku | 2,500a |
| Yamagata | 山形 | Yamagata | Tōhoku | 250 |
| Chiba | 千葉 | Chiba | Kantō | 250 |
| Niigata | 新潟 | Niigata | Chūbu | 250 |
| aLes lois sanitaires au Japon placent la limite pour la somme des concentrations en césium-134 et -137 (césium total) dans le sol à 5000 Bq/kg.[15] Le césium-137 est considéré comme composant la moitié de cette radioactivité et par conséquent, les régions en rouge sont très certainement au-dessus de la limite légale. | ||||
Les premières victimes de cette crise alimentaire ont été les restaurants. La combinaison du désastre de mars 2011 et du taux de change historiquement haut du Yen ont sérieusement réduit les activités touristiques au Japon (réduction de 60% immédiatement après le tremblement de terre). En plus du nombre d'étrangers qui ont quitté le Japon, les Japonais eux-mêmes partant du principe qu'ils auraient plus de contrôle sur ce qu'ils mangent en restant à la maison et cuisinant eux-mêmes, la fréquentation des lieux de restauration soufra fortement. L'atmosphère n'était évidemment pas à la fête et beaucoup de bars et restaurants ont dû licencier une partie de leurs employés à cause du manque d'activité.
Heureusement pour les consommateurs, les magasins japonais ont toujours présenté une grande quantité d'information sur les étiquettes de leurs produits et cela a beaucoup aidé afin d'éviter certains produits et certaines provenances. Essayons d'extraire les informations disponibles sur les étiquettes afin d'assurer des achats sans souci.
La loi japonaise n'impose pas aux fabricants de donner la région d'origine de leurs produits ou bien la liste de leurs ingrédients, mais ils sont tenus de donner l'endroit de fabrication (ou bien l'endroit où le produit a subi un changement significatif). La différence est d'importance puisque vous ne pouvez être sûr de l'origine précise de vos produits que si vous achetez des produits simples, issus de procédés alimentaires simples comme le poisson, la viande, la farine, les fruits et légumes, etc. Le problème pour les produits comme le lait est que le procédé de pasteurisation est suffisant pour autoriser de n'inscrire que la location de l'usine plutôt que celle de la ferme. Ceci peut être évité si on choisit les cartons de lait avec la grande carte d'Hokkaido imprimé, car il est probable que le produit a été produit et emballé là-bas. Au sujet des légumes, il est bon de garder en tête que le césium se concentre sur les 5 premiers centimètres de terre et par conséquent, les légumes poussant en dessous de cela sont probablement moins contaminés.
Figure 2. Étiquettes alimentaires japonaises. Les deux photos ci-dessus montrent deux exemples d'étiquettes alimentaires.Étant donné que la plupart des étrangers ont des problèmes pour lire les kanji, la figure 2 montre des étiquettes alimentaires et propose une traduction des informations qui s'y trouvent en termes de la provenance du produit. Il vous suffit juste de trouver où l'information sur l'origine du produit se trouve et de comparer le kanji de la préfecture à l'un de ceux dans la table 1. Pour vous faciliter la vie, j'ai créé une petite carte que vous pouvez télécharger au format PDF et imprimer pour la glisser dans votre portefeuille afin de l'avoir avec vous durant vos courses. Recherchez le kanji 産 qui veut dire production et celui-ci 原 qui veut dire origine. Étant donné que nous sommes particulièrement intéressés par la provenance du produit au sein du Japon, il faut faire particulièrement attention au kanji 県 qui veut dire préfecture. La plupart des produits étrangers auront le kanji 原産国 qui veut dire pays d'origine (原: original, 産: production, 国: pays) alors que les produits japonais auront 県産 qui veut dire préfecture d'origine (県: préfecture, 産: production).
Achetez simple. Des produits crus, non raffinés ont des origines qui sont facilement vérifiables. En fait, cette nécessité peut-être une bonne chose puisqu'elle nous force à cuisiner nous-mêmes plutôt que de compter sur des plats cuisinés.
Si vous aimés les produits raffinés, achetez étranger. Si vous ne pouvez pas vous passer de votre barre de chocolat ou de votre paquet de cookies, faites en sorte d'acheter quelque chose produit à l'étranger pour être sûr qu'aucun produit radioactif ne s'y trouve.
Si vous mangez dehors, choisissez bon marché. Afin de rester compétitifs, les kaiten sushi et les izakaya ne peuvent pas se permettre d'acheter des matières premières japonaises qui sont souvent plus chères que les produits importés. Je sais que j'ai effectivement peu de chance de manger de la viande japonaise si je vais à mon yakiniku coréen préféré et que le bœuf dans un gyudon de chez Matsuya n'est certainement pas japonais.
Buvez de l'eau du robinet. Dans les grandes villes, l'eau du robinet est beaucoup plus testée que n'importe quel autre équivalent en bouteille. C'est de loin la meilleure façon de boire de l'eau non contaminée au Japon, à part si vous pouvez vous permettre de boire du Perrier toute la journée.
Accumulez ce que vous pouvez. Si vous vivez au Japon ou que vous restez pour un moment, achetez des grands sacs de riz ou de pâtes produits avant mars. Même dans le cas contraire, avec le temps qu'il va vous falloir pour finir un paquet, il y a de grandes chances que toute contamination soit détectée avant que vous ayez eu l'occasion de consommer le produit.
J'espère que les informations présentées ici vous aideront à vous sentir un peu plus en confiance pendant votre séjour au Japon. Une fois de plus, je ne pense vraiment pas qu'il y ait de raisons de vous sentir alarmé par la contamination de l'air ailleurs que dans la zone d'exclusion. La source principale d'anxiété concerne la nourriture produite au Japon. Souvenez-vous que l'avis que je donne en ce qui concerne les régions contaminées, mon estimation est très pessimiste, elle prend en compte même les plus faibles concentrations de césium par rapport aux régulations nationales et je ne pense pas qu'il y ait particulièrement de problème en ce qui concerne les produits provenant de Chiba, Yamagata ou Niigata. Ma réponse est en fait, mieux vaut prévenir que guérir, mais je dois confesser que je consomme occasionnellement des légumes produits à Chiba ou Niigata.
Quel bonheur de voir les touristes revenir au Japon et de voir les rues de Tokyo être animées à nouveau ! Je suis convaincu qu'avec un peu d'attention et de sens commun, un voyage au Japon est sûr. Si vous avez des informations qui pourraient contribuer à améliorer cet article, n'hésitez pas à poster un commentaire ci-dessous et j'ajouterai vos suggestions dans le corps du texte.
N'hésitez pas à venir visiter le Japon et aidez-nous à faire de ce pays l'endroit magnifique qu'il était avant la catastrophe !