Biographie d'Alan Ruddock, pionnier du karaté et de l'aïkido en Irlande

Biographie d'Alan Ruddock, pionnier du karaté et de l'aïkido en Irlande

Peu de personnes méritent autant le titre de pionnier que l'individu que je voudrais vous présenter aujourd'hui, car il a non seulement introduit la pratique de l'aïkido dans son pays, l'Irlande, mais aussi celle du karatedo.

Alan Ruddock est né à Dublin en 1944. À l'âge de treize ans, son intérêt pour le budo s'éveille lorsqu'il tombe sur un livre sur le judo écrit par E.J. Harrison. Peu de temps après, Alan commence à pratiquer assidûment le judo dans un dojo local.

Les livres de E. J. Harrison sur le judo et le karaté.Les livres de E. J. Harrison sur le judo et le karaté.

À seize ans, il découvre un autre livre de Harrison sur le karaté. Malheureusement, il n'y a pas d'instructeurs de karaté en Irlande à l'époque, alors Ruddock installe un makiwara dans le jardin de ses parents et apprend seul ou avec quelques amis de l'école les rudiments du karaté.

Alan fonde la toute première fédération de karaté en Irlande et il l'affilie rapidement à la Fédération britannique, ce qui lui permet de suivre les cours de Murakami Tetsuji Sensei en Angleterre.

À cette époque, Murakami était un homme extrêmement dur. Si vous ne compreniez pas ce qu'il disait, vous receviez une gifle pour vous aider à concentrer votre attention !

Alan Ruddock

Murakami Tetsuji et Alan RuddockMurakami Tetsuji et Alan Ruddock

Ruddock devient rapidement assez compétent et il est promu 5e kyu par Murakami dès leur première rencontre. Il invite en retour Murakami en Irlande pour enseigner à son groupe d'élèves.

J'ai fait une démonstration à l'un des ministres du gouvernement irlandais qui était accompagné d'un officier de l'armée. L'officier a été très impressionné et a parlé de son intérêt à incorporer du karaté dans leur combat militaire à mains nues.

Alan Ruddock

Longtemps après avoir cessé formellement de pratiquer le karaté, Alan gardera des liens avec le monde du karaté et il sera souvent invité à des événements officiels. Aujourd'hui, on se souvient affectueusement de lui comme du fondateur du karaté irlandais et un livre a même été écrit sur ses années de pionnier.

Higaonna Norio et Alan Ruddock lors d'un séminaire conjoint en Angleterre (2007)Higaonna Norio et Alan Ruddock lors d'un séminaire conjoint en Angleterre (2007)

Murakami était originaire de Shizuoka et il a étudié l'aïkido auprès de Mochizuki Minoru Sensei. Murakami a montré quelques techniques à Ruddock, ce qui a immédiatement suscité son intérêt. Cet art est totalement inconnu en Irlande, alors Ruddock trouve un moyen d'acheter le livre de Tohei Koichi et commence à étudier seul, tout comme il l'avait fait pour le karaté. Ruddock comprend via ce livre que contrairement au judo et au karaté, le fondateur de l'aïkido est toujours vivant et en activité.

Il m'a semblé que l'aïkido était l'art martial par excellence et que pour se rapprocher de l'essence de tout cela, il fallait essayer d'apprendre de son fondateur.

Alan Ruddock

Inutile de dire que voyager depuis l'Irlande vers le Japon était très difficile à l'époque, mais Ruddock entre en formation pour devenir officier radio Marconi dans la marine marchande, ce qui lui permet de voyager partout dans le monde. Il est finalement envoyé au Japon pour quelques jours à la fin de 1964. Dès son débarquement, il se rend immédiatement au Hombu Dojo de l'Aikikai  à Shinjuku afin d'assister à quelques cours. Malheureusement, O Sensei n'est pas présent ce jour-là mais Ruddock adore ce qu'il a voit. Il y rencontre également Kenneth Cottier et Henry Kono, deux étrangers qui s'entraînent au Hombu à l'époque. Grâce à eux, Alan se rend compte qu'il est possible pour un étranger de vivre au Japon et il décide qu'il va revenir vivre à Tokyo et s'entraîner au Hombu Dojo.

Kenneth Cottier, Henry Kono et Alan Ruddock se sont réunis plusieurs années plus tard.Kenneth Cottier, Henry Kono et Alan Ruddock se sont réunis plusieurs années plus tard.

De retour en Irlande, Ruddock commence immédiatement à préparer son installation au Japon. Avec l'aide de Ken Cottier, qui lui écrit  une lettre de référence au nom du Hombu Dojo, il obtient un visa culturel d'un an auprès de l'ambassade du Japon en Irlande, spécifiquement pour pratiquer l'aïkido.

Visa de Ruddock délivré par l'ambassade du Japon en Irlande. Il précise que le but de son séjour est de pratiquer l'aïkido.Visa de Ruddock délivré par l'ambassade du Japon en Irlande. Il précise que le but de son séjour est de pratiquer l'aïkido.

Il n'y a pas encore d'aïkido en Irlande à l'époque mais durant l'été 1965, Ruddock se rend en Angleterre pour assister à un cours dirigé par Nakazono Mutsuro Sensei, qui s'était établi en France en tant que représentant de l'Aikikai en 1961. Alan m'a dit que même si il a aimé recevoir cette instruction formelle, cela l'a encore plus motivé à aller apprendre l'aïkido directement au Japon.

Je ne peux pas prétendre que j'étais l'élève le plus proche d'Alan, mais j'ose dire que nous avions un lien spécial grâce à notre intérêt pour le Japon. Bien sûr, beaucoup de ses élèves avaient un certain intérêt pour le Japon ou la culture japonaise, mais je pense qu'il a vu en moi le même feu qui brûlait en lui lorsqu'il a fait son voyage, à peu près au même âge que moi lorsque j'ai fait le mien. Alan était toujours complètement honnête quand il parlait et il m'a dit qu'il considérait que l'aïkido était mort avec O Sensei. Ainsi, il m'a dit que même s'il comprenait mon envie de découvrir le Japon par moi-même, il ne voyait pas l'intérêt d'y aller spécifiquement pour apprendre l'aïkido. Ironiquement, lui-même n'avait pas été particulièrement encouragé par Nakazono Sensei ni aucun autre instructeur lorsqu'il a décidé de faire son voyage. En fait, l'ambassadeur du Japon en Irlande lui a carrément dit qu'il était fou d'aller au Japon juste pour étudier l'aïkido. Au final, il ne s'est jamais laissé décourager par ce manque de soutien et il savait que moi non plus.

Première pages des mémoires d'Alan Ruddock dédicacée par l'auteur.Première pages des mémoires d'Alan Ruddock dédicacée par l'auteur.

Évidemment, quand nous étions ensemble, je profitais de chaque occasion pour interroger Alan sur son séjour au Japon. Je voyageais souvent pour assister à ses stages en Angleterre et en Irlande et quand la plupart des gens étaient au pub après les cours, lui et moi passions de longues soirées à boire des tasses de thé noir irlandais et à parler de la vie à Tokyo et des cours au Hombu. Ses histoires ont définitivement cristallisé ma perception de ce que pourrait être la vie avec les Japonais.

Le visa d'Alan lui est délivré le 26 janvier 1966 et il embarque sur le navire "Le Vietnam", qui appareille de Marseille le 2 février.

Le navire français « Le Vietnam ».Le navire français « Le Vietnam ».

Six semaines après avoir quitté Marseille, Ruddock débarque dans le port de Yokohama. Il y est accueilli par Kenneth Cottier et John Gallon, un compatriote anglais pratiquant de judo au Kodokan de 1966 à 1971. Ils trouvent un logement pour Ruddock à Akabane et l'aident à trouver ses marques.

La pièce de quatre tatami et demi de Ruddock à AkabaneLa pièce de quatre tatami et demi de Ruddock à Akabane

Alan fait le voyage tous les jours pour s'entraîner au Hombu mais ayant été élevé dans un pays rural comme l'Irlande dans les années 1950, il a du mal à s'habituer aux grandes foules de Tokyo, en particulier dans les trains bondés. Il déménage donc rapidement dans un autre logement plus près du Hombu Dojo, à Higashi Okubo.

Alan Ruddock devant sa maison à Shin OkuboAlan Ruddock devant sa maison à Shin Okubo

Alan est le seul étranger dont le visa indique explicitement qu'il est ici pour pratiquer l'aïkido et par conséquent, il est tenu de s'entraîner intensivement chaque jour.

Numéro d'août 1966 de l'Aïkido Shinbun montrant la liste des élèves, dont Ruddock, qui ont eu une parfaite assiduité lors du shochu geiko, qui a eu lieu du lundi 25 juillet au mercredi 3 août.Numéro d'août 1966 de l'Aïkido Shinbun montrant la liste des élèves, dont Ruddock, qui ont eu une parfaite assiduité lors du shochu geiko, qui a eu lieu du lundi 25 juillet au mercredi 3 août.

Il y a deux cours tôt le matin, puis un cours à trois heures et un dernier le soir. Le dimanche, il n'y a qu'une seule session dirigée par Saito Morihiro Sensei.

Alan Ruddock en route pour le Hombu DojoAlan Ruddock en route pour le Hombu Dojo

Alan suit également des cours privés une fois par semaine à 10 heures du matin, d'abord avec Kobayashi Yasuo Sensei puis avec Ichihashi Norihiko Sensei. Il suit également les cours de Tohei Koichi Sensei à Iidabashi et les cours de Nishio Shoji Sensei à Otsuka. En tant que karatéka, Alan apprécie particulièrement le style percutant de Nishio Sensei.

Alan avec Kobayashi Yasuo Sensei au Hombu Dojo.Alan avec Kobayashi Yasuo Sensei au Hombu Dojo.

Alan étant venu au Japon spécifiquement pour s'entraîner avec O Sensei, pendant son séjour de trois ans au Japon, il le verra enseigner près de deux cents fois.

Alan avec Tohei Koichi Sensei à IidabashiAlan avec Tohei Koichi Sensei à Iidabashi

La première fois que j'ai vu O Sensei en action dans le dojo, j'ai prêté une attention très respectueuse à ce qui se passait. Je ne pensais pas que c'était surnaturel ou magique, tout semblait trop facile. En tant qu'ancien judoka et karatéka, je me demandais ce que faisait cet homme qui rendait les choses si simples. C'était le centre de mon attention.

Ô Sensei en cours au Hombu Dojo. Alan est à l'arrière, deuxième à partir de la droite.Ô Sensei en cours au Hombu Dojo. Alan est à l'arrière, deuxième à partir de la droite.

A chaque fois qu'Alan parlait de pratique au Hombu à l'époque, il insistait sur le fait que l'ambiance était plutôt détendue, et que l'étiquette était beaucoup moins formelle que ce que l'on voit dans la plupart des dojo aujourd'hui. En fait, il semblait penser que, surtout lorsqu'elle est pratiquée en Occident, l'étiquette pouvait entraver l'apprentissage.

Cours au Hombu Dojo. Alan Ruddock est le septième en partant de la gauche.Cours au Hombu Dojo. Alan Ruddock est le septième en partant de la gauche.

Une chose sur laquelle il insistait également est que dès son premier jour, il a été convaincu du fait qu'O Sensei faisait quelque chose de différent par rapport à tout le reste des instructeurs au Hombu.

Il était évident pour l'observateur intelligent que ce que faisait O Sensei ne correspondait pas à la pratique « normale ».

Alan Ruddock

Cela étant dit, Ruddock disait que chaque enseignant montrait les choses différemment et que O Sensei ne semblait pas se soucier de ces différentes interprétations. Alan avait l'habitude de me prêter de vieilles cassettes VHS d'O Sensei et il a insisté sur le fait que si je voulais comprendre ce qu'il faisait, je devais découvrir ce qu'il faisait différemment des autres.

L'aïkido n'est pas un art de faire, c'est un art de savoir. Si vous savez ce qu'il faut rechercher, vous saurez quoi faire et votre corps bougera correctement.

Alan Ruddock

Le nombre de pratiquants étrangers au Hombu est encore assez limité et ils forment un petit groupe soudé d'amis. Ils ont un accès relativement facile à O Sensei et plusieurs d'entre eux comme Henry Kono ou Joanne Shimamoto parlent japonais, ce qui leur permettait de poser des questions. Ruddock ayant lu une traduction anglaise du Kojiki, il est donc en mesure de comprendre certains des discours les plus ésotériques d'O Sensei.

O Sensei entouré du groupe d'élèves étrangers. De gauche à droite : Alan Ruddock, Henry Kono, Per Winter, Joanne Willard, Joe Deisher, O Sensei, Joanne Shimamoto, Kenneth Cottier, un visiteur des USA, Norman Miles et Terry Dobson (photo prise par Georges Willard avec l'appareil photo d'Henry Kono ).O Sensei entouré du groupe d'élèves étrangers. De gauche à droite : Alan Ruddock, Henry Kono, Per Winter, Joanne Willard, Joe Deisher, O Sensei, Joanne Shimamoto, Kenneth Cottier, un visiteur des USA, Norman Miles et Terry Dobson (photo prise par Georges Willard avec l'appareil photo d'Henry Kono ).

Ruddock avait reçu très peu d'instruction en aïkido avant de s'installer au Japon donc on peut dire sans éxagérer qu'il était un pur produit du Hombu Dojo de l'Aikikai. Il apprend de tous les professeurs et s'inspire d'O Sensei. En octobre 1967, il reçoit le shodan.

Compte-rendu des promotions paru dans le numéro d'octobre 1967 de l'Aikikai Shinbun montrant qu'Alan Ruddock a été promu shodan.Compte-rendu des promotions paru dans le numéro d'octobre 1967 de l'Aikikai Shinbun montrant qu'Alan Ruddock a été promu shodan.

Alan est présent au Hombu Dojo à un moment crucial puisque le nouveau bâtiment en béton est en cours de construction. Il fait donc partie de la dernière génération d'élèves qui se sont entraînés dans l'ancien Dojo du Kobukan.

Alan Ruddock et Henry Kono devant l'ancien Hombu Dojo. Derrière eux se trouve une affiche présentant le nouveau bâtiment à venir.Alan Ruddock et Henry Kono devant l'ancien Hombu Dojo. Derrière eux se trouve une affiche présentant le nouveau bâtiment à venir.

Chantier de construction du bâtiment en béton à côté de l'ancien dojo.Chantier de construction du bâtiment en béton à côté de l'ancien dojo.

Alan Ruddock au Hombu Dojo

Au terme de presque trois ans, Alan quitte Tokyo à l'automne 1968. Sur le chemin du retour en Irlande, il s'arrête à Hong Kong pendant quelques mois, où il aide sa collègue pratiquante au Hombu Virginia Mayhew à diriger le Hong Kong Aikikai, qu'elle avait fondé en 1966.

Alan Ruddock posant avec les élèves de l'Aikikai de Hong Kong devant une calligraphie donnée par O Sensei à Virginia Mayhew. Les caractères 勝速日 font partie de l'une des expressions préférées du fondateur du Kojiki : 正勝吾勝勝速日.Alan Ruddock posant avec les élèves de l'Aikikai de Hong Kong devant une calligraphie donnée par O Sensei à Virginia Mayhew. Les caractères 勝速日 font partie de l'une des expressions préférées du fondateur du Kojiki : Masakatsu Agatsu Katsuhayabi (正勝吾勝勝速日), soit la vraie victoire est une victoire sur soi à la vitesse de la lumière.

Bien qu'il n'y ait toujours pas d'aïkido en Irlande, Alan n'est pas intéressé par la création d'une organisation. Il commence à enseigner à ses anciens collègues de karaté et le groupe grandit à partir de cela.

J'ai voyagé à travers Londres et j'ai brièvement rencontré Chiba Sensei. Il m'a amené dans un pub, m'a payé une pinte de Guinness et s'est mis à cogner sur la table tout en me disant que le vrai aïkido n'était pas au Japon, car ils devenaient tous trop doux. J'ai alors su que j'étais seul.

Alan Ruddock

Alan continue à pratiquer avec d'autres groupes et enseignants affiliés à l'Aikikai, mais lentement, il se rend compte qu'il n'est plus intéressé de faire partie d'une grande organisation mondiale et il rompt finalement les liens.

Alan avait une approche pragmatique de l'aïkido sans sens déplacé de l'étiquette et de l'autorité. Ses cours étaient très informels et amicaux. Ayant été au Hombu Dojo tout ce temps, il connaissait les règles mieux que quiconque, mais il opérait de la manière qu'Ichihashi Sensei lui avait suggérée avant qu'il ne quitte le Japon :

L'etiquette n'est pas l'aïkido. Quand vous rentrerez chez vous, enseignez l'aïkido à votre façon.

Ichihashi Norihiko Sensei

C'est ce qu'il fait.

Comme beaucoup d'autres professeurs, il pensait avoir compris quelque chose que les autres ne comprenaient pas et sa technique était définitivement très personnelle. Bien que toute personne souhaitant s'entraîner avec lui soit la bienvenue, il ne faisait aucun effort particulier pour que les gens se joignent à lui. Ma compréhension est qu'il a quitté l'Aikikai à un moment donné afin d'être plus libre dans son enseignement et d'éviter les frictions avec d'autres représentants.

D'autres font AÏE!-kido, je fais Aï-kido.

Alan Ruddock

Alan crée finalement sa propre organisation appelée "Aiki no Michi" basée sur la calligraphie tardive d'O Sensei. Il reçoit le 6e dan du Dai Nippon Butokukai et décerne ses propres grades dan à ses élèves de manière indépendante. Alan retrouve Henry Kono en 1995 et ils dirigent ensemble un stage annuel à Galway, sur la côte ouest de l'Irlande. J'ai reçu le premier et le deuxième dan d'Alan pendant ces stages d'été.

Alan Ruddock enseignant à Galway en 2001. Au premier rang figure Guillaume Erard.Alan Ruddock enseignant à Galway en 2001. Au premier rang figure Guillaume Erard.

Après avoir déménagé au Japon, mes contacts avec Alan sont devenus plus irréguliers mais nous avons continué à échanger des e-mails et des lettres.

Guillaume, je suis ravi d'apprendre que tu aimes le Japon et que tu apprends l'Aiki-jujutsu [...] mais je pense que cela ne t'aidera peut-être pas beaucoup si tu veux comprendre ce que faisait O Sensei quand je l'ai vu.

Alan Ruddock

J'ai toujours gardé à l'esprit qu'une fois que j'en aurais appris suffisamment sur l'aïkido, fait suffisamment d'entraînement physique et suffisamment travaillé mon corps, je reviendrais et concentrerais mon étude pour comprendre ce qu'Alan faisait. Malheureusement, son décès prématuré en 2012 a rendu cela impossible.


Remarque : La plupart des photos présentées dans cet article ont été prises par Henry Kono. Un grand nombre d'entre elles ont été utilisées dans divers livres d'aïkido au fil des ans, mais il n'a été que rarement crédité.

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À-Propos

Site officiel de Guillaume Erard, auteur, instructeur et vidéaste résident permanent au Japon - 5e Dan Aïkido du Hombu Dojo de l'Aïkikai de Tokyo / 5e Dan Kyoshi (professeur) de Daïto-ryu Aïki-jujutsu du Shikoku Hombu Dojo.