À 75 ans, Tony Smibert évolue dans le monde de l'Aïkido avec l'autorité tranquille de quelqu'un qui n'a plus rien à prouver, et pourtant tout à apprendre. Sa relation de 45 ans avec Sugano Sensei — depuis l'arrivée du maître en Australie en 1965 jusqu'à sa disparition en 2010 — constitue l'épine dorsale de sa pratique. Mais Tony n'est pas seulement un Aïkidoka. C'est aussi un aquarelliste accompli qui s'est mis à l'école de J. M. W. Turner avec la même dévotion, révélant une vérité essentielle : la maîtrise est une question de transmission, non de possession. Vice-président de la Fédération Internationale d'Aïkido pendant trois décennies, Tony a vu l'Aïkido s'étendre à plus de 80 nations tout en restant fidèle au précepte de Sugano Sensei : « La qualité, pas la quantité. » Voici une conversation avec quelqu'un qui a consacré six décennies à comprendre ce que signifie cultiver un être humain à travers l'Aïkido, et qui sait que ce travail n'est jamais achevé.
