Cette vidéo montre quelques moments forts de mon stage sur l'île de La Réunion, mon dernier sejour rémontant à 2018.
Cette fois-ci, j'ai été invité par Gérard Tayllamin, le responsable de l'École d'Aïkido du Sud. J'ai rencontré Gérard lors de ma première visite, et nous avons rapidement sympathisé, car il faisait partie des personnes qui m'ont gentiment emmené visiter les sites magnifiques de l'île. Par la suite, il a plusieurs fois séjourné au Japon, et nous avons gardé le contact. Lors de son dernier séjour au Japon, il m'a demandé si je souhaitais revenir, et en quelques semaines, les billets d'avion étaient réservés !
Il n'est un secret pour personne que la communauté d'Aïkido de La Réunion a traversé des turbulences politiques et j'étais un peu inquiet avant ma visite. Néanmoins, je sentais que ma position non partisane pourrait offrir un terrain neutre pour que les individus de bonne volonté de chaque côté puissent potentiellement se reconnecter. Pour moi, personnellement, il s'agissait de revoir un certain nombre de personnes que j'avais beaucoup appréciées lors de ma première rencontre avec elles, il y a sept ans, et j'espérais également me faire de nouveaux amis. J'ai été vraiment heureux de constater que c'est exactement ce qui s'est passé, en grande partie grâce à l'approche pragmatique de Gérard en matière d'organisation. Beaucoup de gens ont commenté le fait que cet événement a permis de soulever un peu le poids sur les épaules de chacun, et je pense que c'est véritablement ce que les stages d'Aïkido devraient représenter, la technique étant secondaire.
J'ai profité de l'occasion pour rendre hommage au pionnier local de l'Aïkido, Hubert "Daddy" Fontaine, 6e dan, un élève très proche de Christian Tissier qui a passé de nombreuses années à Paris, s'entraînant avec lui au quotidien, et qui faisait partie de son équipe d'uke lors des Festivals des Arts Martiaux à Paris-Bercy dans les années 80.

Gérard étant désormais à la tête de son propre dojo, j'ai été heureux de concrétiser ce parcours personnel en lui décernant le 4e dan de la part du Doshu Ueshiba Moriteru, sur recommandation de Christian Tissier Shihan. J'ai profité de l'occasion pour expliquer aux participants que les grades ne valent que par les liens qu'ils matérialisent, dans ce cas précis, la relation que Gérard avait patiemment établie avec le Japon, les enseignants et pratiquants du Hombu Dojo.

Ce voyage a donc eu beaucoup de sens, pour de nombreuses raisons. J'espère avoir l'opportunité de voyager à nouveau dans l'océan Indien et de contribuer modestement à l'expansion de l'Aïkido là-bas.
