Honnêteté intellectuelle et traduction du Japonais

Honnêteté intellectuelle et traduction du Japonais

J'ai récemment publié un article pour Aikido Journal dans lequel je présente des preuves qui démontrent que contrairement à ce que M. André Cognard a dit et écrit par le passé, son professeur, Kobayashi Hirokazu, n’était pas un maître de Daito-ryu Aiki-jujutsu, et qu'il n'avait jamais eu de rôle dans le Daito-ryu du Kansai, ni d'ailleurs. M. Cognard a répondu publiquement qu'il avait été convaincu par les preuves que j'avais présentées et qu'il s'était rendu compte que ses affirmations étaient erronées.

Cette publication a suscité de nombreuses discussions très intéressantes sur la qualité de la recherche historique en arts martiaux, et en aikido en particulier. Récemment, M. Cognard a écrit un courriel de suivi à Josh Gold (vous pouvez le lire ici), le successeur désigné par Stanley Pranin à la tête d'Aikido Journal, pour lui transmettre certaines remarques au sujet de ma méthodologie, et lui demander de les considérer dans le but selon lui de : « contribuer à la vérité en dépit de la tendance du Hombu Dojo de Tokyo de ré-écrire l'histoire ». Josh et moi avons étudié ces éléments fournis par M. Cognard avec attention et Josh a conclu qu'ils ne justifiaient pas d’être abordés dans Aikido Journal, ni de modifier mon article.

Au même moment, Horst Schwickerath, le rédacteur en chef de l'Aikido Journal Européen (contrairement à ce que le nom indique, il n'existe aucun lien entre ce magazine et l'Aikido Journal de Stanley Pranin) a envoyé les mêmes remarques par courriel à Olivier Gaurin, qui m'en a bien entendu fait part. Enfin, plus récemment, des lecteurs ont porté à mon attention le fait que ces remarques figuraient maintenant dans un article de Henry Liberman publié dans le numéro de mars 2019 de l'Aikido Journal Européen de Schwickerath. Toutes les questions étant les bienvenues, je propose d'aborder certains des points soulevés car ils me donnent l’opportunité d'expliquer ma méthodologie aux lecteurs, et de revenir sur certaines difficultés intrinsèques associées au travail avec la langue japonaise, en particulier pour ce qui est de rapporter avec précision le sens des mots.

Evidemment, avant de lire davantage, j’encourage le lecteur à se familiariser de nouveau avec mon article original, disponible en version française ici. Il m'est difficile de savoir qui est à l'origine des remarques mentionnées plus haut, mais étant donné que le contenu est sensiblement le même, et que les trois personnes citées sont toutes associées à l'Aikido Journal Européen, je vous propose de présenter des extraits représentatifs issus de l'article de M. Liberman, et d’essayer de répondre de la façon la plus exhaustive possible aux points soulevés.

Nous renvoyons nos lecteurs au récent échange entre Guillaume Erard et Alain [sic] Cognard, sur lequel nous ne ferons aucun commentaire. Si ce n'est que l'actuelle - bien que datée de 2011 - version française de l'entrevue d'Olivier Gaurin avec Kobayashi Kiyohiro, pièce à conviction dans cet échange, diffère quelque peu de la version anglaise que nous avions consultée au moment de sa parution en ligne, en 2011, et qui est celle citée par André Cognard dans une lettre à Stanley Pranin. La version actuelle sur le site de l'Aikido Journal de Josh Gold est conforme à la version française. Tout ce que nous pouvons dire, car nous ne disposons d'aucun autre élément, c'est que l'on passe de « Kobayashi had been a close [très proche] student of Takuma in the past » (2011) à « in the past, Kobayashi had occasionally studied with Takuma Sensei » (2019).
Henry Liberman - « Une grande famille... », Aikido Journal Europe (mars 2019)

Je comprends tout à fait que ces variations de traduction puissent surprendre les non-japonophones, et c'est peut-être un point que j'aurais dû éclaircir il y a longtemps.

Le japonais est une langue très vague et contextuelle ; on ne peut simplement pas la traduire littéralement, surtout si l'on ne connaît pas parfaitement le contexte dans lequel les mots ont été prononcés. D'autre part, il n’est pas facile de travailler avec les Japonais, en particulier les plus âgés, car ceux-ci s’expriment souvent de manière plutôt idiosyncratique et ils oublient ou mélangent parfois les choses. Par conséquent, les traductions sont vouées à changer et à être modifiées avec le temps, à mesure que l'intention du locuteur devient plus claire pour le traducteur ou que de nouveaux faits sont découverts. C'est la raison pour laquelle il existe d'innombrables traductions de livres comme Hagakure ou le Gorin No Sho. Par exemple, l'excellent Alex Bennett vient de publier une nouvelle traduction du Gorin No Sho de Miyamoto Musashi. Je la considère comme la meilleure traduction disponible de ce texte, et il aura donc fallu près de 400 ans et plusieurs versions successives pour en arriver là. Autre exemple, j'ai moi-même proposé à plusieurs reprises mes propres versions de certaines traductions de Stanley Pranin (comme celle-ci), lorsque je pensais qu'elles n'étaient pas aussi précises qu'elles auraient pu l’être. Par ailleurs, si l'on se penche sur les différentes rééditions des interviews de Stanley, on voit que ce dernier éditait lui aussi fréquemment son travail. Autre exemple, j'ai également pu proposer à Chris Li, un autre spécialiste, quelques précisions sur des choses qu'il avait publiées (voir par exemple mon message sur son post ici). Je me souviens enfin de mes discussions passionnantes avec Jordy Delage, une fois de retour à notre hôtel après une journée d'interview, où nous revenions sur ce qui nous avait été dit et essayions de démêler les points les moins évidents. Bien entendu, messieurs Pranin, Li et Delage sont infiniment plus compétents que moi en japonais, et donc même des gens dont l'expertise est indiscutable admettent que la traduction est un processus difficile et un effort constant. Nous sommes en outre tous les quatre d'accord sur le fait que l’honnêteté intellectuelle exige que nous corrigions nos erreurs.

Je l’avoue donc sans aucune honte, bien au contraire : Je modifie, édite et peaufine mon travail très fréquemment dans le but, je l’espère, de rapporter le plus fidèlement possible les pensées des personnes à qui j'ai parlé.

Notez également que mes traductions sont assez particulières puisqu'elles sont soumises aux limitations imposées par le sous-titrage de mes vidéos. Je publie les vidéos sous-titrées d'abord, et ce n’est qu’après que je transforme ces sous-titres en prose en vue d'une publication écrite. Je les modifie souvent pour améliorer le niveau de langage, la fluidité et la clarté, ce qui n’est pas sans rappeler ce qui se fait couramment dans n'importe quelle autre publication trans-média, même francophone. Bien que certaines modifications soient donc inévitables à chaque passe, j'essaie de faire en sorte que le sens ne soit jamais perdu. De plus, je sais aussi que mon travail fait régulièrement l’objet d’un examen minutieux de la part de gens très érudits. Je ne nourris donc pas l’espoir secret que personne ne remarquera mes modifications, je m'attends à ce que les gens les remarquent. Malgré certaines questions que cela puisse susciter, comme celles présentées ici, j'estime que la poursuite de la vérité et de l'exactitude est plus importante.

Pour les raisons que j'ai exposées ci-dessus, argumenter au sujet des traductions est une entreprise qui me parait futile, mais compréhensible de la part de personnes ne parlant pas le japonais. Ce que je comprends moins, c'est quand M. Liberman prétend ne pas avoir d'autres éléments que ceux qu'il cite. Il s'agit d'une ignorance curieusement sélective puisque quiconque a lu mon article original sait que j'y ai apporté un nombre très conséquent d'autres preuves, bien au-delà de cette citation seule de Kobayashi Kiyohiro. J'y ai référencé chacun de mes points et, chaque fois que cela a été possible, j'ai fourni la source originale. En outre, toutes les vidéos originales de mes propres interviews en japonais sont en ligne, à la disposition de tous, et gratuitement. Toute personne sérieuse est donc en mesure d'aller vérifier (ou faire vérifier) les interviews originales, et de proposer une traduction différente de la mienne, ce que j'accepterais volontiers, si elle se trouvait être plus précise.

En ce qui concerne cet entretien avec Kobayashi Kiyohiro qu'Olivier Gaurin et moi avions conduit en 2011, l'exemple est maladroitement choisi puisque j'ai justement expliqué dans mon article que ce dernier avait été très peu clair dans ses propos, et que j'avais depuis obtenu de lui des éclaircissements en privé afin d’améliorer ma traduction. Suite aux inexactitudes contenues dans la lettre M. Cognard à Stanley, je suis même allé jusqu'à refaire une interview vidéo avec Kobayashi Kiyohiro en 2018 afin de lui faire clarifier son propos, face camera, afin que justement, personne ne puisse contester mon interprétation. Étrangement, M. Liberman ne mentionne pas cette seconde interview. Elles sont toutes les deux en ligne dans leurs versions japonaises inchangées, à la disposition de tous.

Voici exactement ce que Kobayashi Kiyohiro a dit en 2011 :

たまたま、小林先生も、久先生に習ったことなある。お弟子さんやって。
Accessoirement, maître Kobayashi a lui aussi appris de maître Hisa. Il fut son élève.
Kobayashi Kiyohiro - Interview 1 (2011)

Tout le problème réside ici dans l’utilisation de たまたま (tamatama) qui, selon le contexte, pourrait signifier « accessoirement » mais aussi « parfois », au sens de たまに (tamani). J'ai eu un grand nombre de discussions au sujet de cette phrase avec de nombreux locuteurs de japonais, de première et seconde langue. Je connais et étudie auprès de Kobayashi Kiyohiro depuis plus de dix ans et il faisait partie des invités lors de mon mariage. Je n'ai aucun intérêt ni envie de distordre sa parole et au contraire, je pense que je commence à bien savoir ce qu'il a derrière la tête quand il s'exprime. Franchement, bien que je sois effectivement revenu à la traduction la plus littérale maintenant que j'ai plus de faits à présenter pour la compléter, je pense toujours que prise seule, la traduction « parfois » décrit plus précisément la pensée de Kobayashi Kiyohiro, surtout à la lumière de son entretien ultérieur de 2018 :

ちょっと習ったからね。わずかな期間だけどね。
Il a un peu appris, mais c’était pour une courte période de temps.
Kobayashi Kiyohiro - Interview 2 (2018)

On peut débattre de ma traduction de 2011, mais cette phrase de 2018 ne laisse plus aucun doute sur la pensée de Kobayashi Kiyohiro. M. Liberman a choisi d’ignorer cette dernière. Puisqu'on parle de traduction, je me demande d'ailleurs pourquoi M. Liberman a traduit « had been a close student » par « très proche », alors que « proche » aurait largement suffit...

Comme je lai dit, d'autres interviews que j'ai mentionnées dans mon article original, comme celle de Kimura Jiro Sensei, que Kobayashi Hirokazu a désigné comme son successeur au Japon, sont parfaitement claires sur le fait que Kobayashi Hirokazu n'a pas appris formellement le Daito-ryu, et encore moins qu'il était responsable du Daito-ryu au Kansai, ni d'ailleurs.

Passons maintenant au deuxième point relevé par M. Liberman.

Notons aussi que l'article est une réponse à un entretien et un échange de correspondance entre le regretté Stanley Pranin et André Cognard datant de 2015. Or dans une intervention sur le forum Aikiweb, Ellis Amdur écrit en novembre 2011 : « Je n'ai pas pu retrouver la référence, mais je suis tombé sur un article parlant de Kobayashi dans lequel on décrivait Takeda Tokimune observant la pratique [de Kobayashi] et commentant publiquement (à ce dont je me souviens) « C'est ça le véritable Daïtô ryû. Plus personne ne fait ça ces jours-ci. » Et il répète cela en des termes quasi identiques en décembre 2013 « (Cela fait un bout de temps que je cherche cette citation, mais j'ai lu que Takeda Tokimune, ayant observé Kobayashi, lui aurait dit quelque chose comme : « Ça c'est le véritable Daïtô ryû. Il n'y a plus grand monde pour faire du vrai Daïtô ryû ces jours-ci. »
Henry Liberman - « Une grande famille... », Aikido Journal Europe (mars 2019)

Ellis et moi sommes en contact extrêmement régulier et ses messages sur Aikiweb ne m'avaient pas échappés. Je lui en ai d'ailleurs parlé car je me doutais qu'il s'agissait d'une boucle de référence. En effet, je pensais que la source qu'Ellis cherchait n’était autre que de l'interview de M. Cognard, la même que je cite dans mon article original. Ce phénomène de références circulaires est l’un des dangers les plus sérieux d’Internet et c'est comme cela que les fake news deviennent des vérités. J'ai contacté Ellis et il m'a fait l’amitié de me laisser reproduire ici sa réponse à la tentative d'instrumentalisation qui a été faite de ses dires :

La déclaration dont je me souviens indistinctement était une interview ou un article en anglais, qui aurait tout à fait pu être d'André Cognard. Je pensais que c'était intéressant et je l'ai noté, en espérant que cela permettrait à d'autres de faire des recherches et de trouver plus de détails. Mais ma déclaration dans Aikiweb ne doit en aucun cas être considérée comme une analyse éclairée de la technique de Kobayashi sensei, ni comme un enregistrement fidèle de ce que ces personnes ont dit.
Ellis Amdur - Communication personnelle (5 mars 2019)

On voit donc que M. Cognard est probablement l'unique source de toutes ces déclarations. Cela dit, même si ce n'est pas le cas, et même si la citation est vraie, j’ai expliqué dans mon article original qu’il fallait prendre de tels commentaires avec une grande prudence. Veuillez lire cet extrait d’une communication personnelle que j’avais d'ailleurs eue avec Ellis sur ce sujet avant même la publication de mon article original :

Il existe un phénomène en japonais que j’appelle "compliment par similitude". Par exemple, Kano Jigoro se référant à Ueshiba Morihei faisant « mon judo idéal ». Cela ne veut pas dire littéralement. Cela signifie : « Je vous complimente en indiquant que vous avez quelque chose d'analogue (ou de principe essentiel) à ce que j'apprécie le plus au monde. » Comme autre exemple, mon instructeur d'Araki-ryu et moi-même regardions la télévision tard le soir au Japon dans les années 1980 et il y avait une interview avec Iggy Pop. Sensei l'observa pendant un moment et se tourna vers moi en me disant: « ありや荒木流だな » « C'est de l'Araki-ryu ». Je n'ai pas ressenti le besoin de contacter Iggy Pop et de lui demander de voir son diplôme d'Araki-ryu. Donc, si Tokimune sensei a vraiment dit à Kobayashi sensei qu'il l'avait vu faire du Daito-ryu... bien sûr. Faites votre choix parmi les multiples types de compliments que cela pourrait signifier, sans qu'il indique le moins du monde qu'il ait vu Kobayashi faire ce que son père [Takeda Sokaku] lui a enseigné.
Ellis Amdur - Communication personnelle (15 janvier 2019)

M. Cognard a lui-même abouti à la même conclusion suite à la lecture de mon article :

En suggérant que Maître Kobayashi était un expert et un Shihan du Daito-ryu, j’ai peut-être extrapolé sur la réunion mentionnée dans l’interview de Stanley Pranin. Lors d'un événement avec Maître Tokimune Takeda, il m'a dit à part, Sensei nous ayant quittés pendant quelques minutes alors que nous dînions ensemble, qu'il était un grand expert du Daito-ryu. Quant à la supposée « expertise » de Kobayashi sensei, à en juger par le témoignage de M. Erard, c’était probablement un éloge funèbre sur les qualités de mon maître pour le jeune élève que j’étais. Mon enthousiasme à l'époque m'a probablement amené à prendre pour argent comptant ce qui n'était en réalité qu'une courtoisie de la part de maître Tokimune Takeda.
Commentaire d'André Cognard en réponse à mon article sur Aikido Journal (janvier 2019)

Mes conclusions ont donc été validées par M. Cognard, ainsi que par de nombreuses figures d’autorité aussi bien en aikido qu'en Daito-ryu aiki-jujutsu. Les gens ne possédant pas les clés linguistiques et culturelles peuvent questionner la forme, mais je peut difficilement être plus factuel et honnête que je l'ai été, et comme je l’ai dit dans mon article original, si un fait nouveau m'était présenté, je l’ajouterais volontiers à l’article.

Je voudrais répéter une fois de plus que j'ai trouvé tout à fait admirable la réaction de M. Cognard à mon article initial :

Je salue le travail d’investigation de M. Erard sur ce projet. On ne peut que s'incliner devant de telles preuves. Je le remercie d'avoir ouvert cette porte au dialogue.
Commentaire de André Cognard en réponse à mon article sur Aikido Journal (janvier 2019)

Je suis donc un peu surpris de l’intérêt qu'il semble apporter aux arguments tout de même assez faibles de M. Liberman, même si je le remercie de les avoir portés à ma connaissance avant qu'ils ne soient publiés, comme moi je l’avais fait avant la publication de mon propre article. J’espère en outre sincèrement avoir l'opportunité de discuter de tout cela en face à face avec lui, car je suis sûr que si nous joignions nos efforts et nos informations, nous pourrions grandement avancer sur la question de la connexion entre la Daito-ryu aiki-jujutsu et l'aikido après la guerre.

Pour ma part, je suis toujours très heureux de pouvoir discuter de certaines des difficultés inhérentes à mon travail et de répondre aux commentaires, et je remercie tous les lecteurs et les spectateurs de leur intérêt. Si vous rencontrez un autre problème ou avez une autre question, n'hésitez pas à me le faire savoir afin que je puisse ajuster, expliquer et mieux servir la communauté de l'aikido.

Mise à jour, août 2019 : Depuis la publication de cet article, on m'a fait savoir qu'Aikido Journal avait fait paraître un correctif par rapport aux propos de M. Liberman à mon égard. Je vous reproduis le passage ci-dessous.

Dans le dernier numéro d'AikidoJournal nous avons fait paraître un article, « Une grande famille » qui a suscité quelque émotion et causé quelque trouble. Ce n'était certes pas notre intention et nous regrettons sincèrement d'avoir provoqué ces désagréments. Plus grave, notre article mentionnait une discrépance entre deux versions d'une interview parue sur le site de Guillaume Erard. La correction aurait voulu que nous nous adressions directement à lui pour éclaircir cela. Les circonstances de la réalisation de ce numéro (l'hospitalisation imminente du responsable de la publication et réalisateur d'AJ) n'excusent en rien notre négligence à ce faire. Quelle que soit l'impression qu'il ait pu avoir, nous n'avons en aucun cas eu l'intention de mettre en doute ni la bonne foi ni l'intégrité de Guillaume Erard. Nous lui présentons nos profondes excuses, et espérons qu'il les acceptera. Quant au fond de l'article en question, nous laissons nos lecteurs juges.
Aïkidojournal édition française N° 70FR (2/2019)

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À-Propos

Guillaume Erard est titulaire du grade de 6e Dan en Aïkido (Fondation Aikikai - Aikido Hombu Dojo de Tokyo), et du titre de Kyōshi 5e Dan en Daïto-ryu Aiki-jujutsu (Hombu Dojo de Shikoku). Résident permanent au Japon, il dirige un dojo d’Aïkido à Yokohama et anime régulièrement des stages internationaux. Il est docteur en biologie moléculaire et titulaire d’un Master 2 en sciences de l’éducation. Ses recherches portent notamment sur les dimensions pédagogiques et historiques de la transmission des arts martiaux japonais. Il a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées en France et au Japon, et a collaboré à la rédaction du dernier ouvrage de Christian Tissier.

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