L'origine et la signification des démonstrations d'arts martiaux au Japon

L'origine et la signification des démonstrations d'arts martiaux au Japon

Jes beaux jours sont de retour et avec eux, leur lot de démonstrations et d’événements martiaux en tout genre. En effet, il s'agira bientôt de se préparer pour la grande démonstration annuelle de l'Aiki Taisai et quelques semaines plus tard, pour celle du All Japan Aikido Demonstration au Nippon Budokan de Tokyo. Suivront ensuite les stages d’été (合宿, gasshuku) qui sont eux aussi souvent ouverts ou clôturés par des démonstrations. Quel meilleur moment alors pour réfléchir au sujet de l'origine et des enjeux des démonstrations d'arts martiaux ? C'est ce que je vous propose de faire dans l'article qui suit.

Pour les pratiquants du Hombu Dojo de l'Aikikai, la plus grosse démonstration d'aikido reste le All Japan Aikido Demonstration qui rassemble tous les ans quelque 8 000 pratiquants et plus de 14 000 spectateurs. Au Japon, la démonstration est tout autant un événement officiel que social, et c'est pour cela que chaque année, je dédie une journée pour aider à l'organisation de l’événement, considérant cela comme un moyen de remercier le Doshu Ueshiba Moriteru et les instructeurs de l'Aikikai qui me donnent tant tout au long l'année. Tout ce qui y est démontré au cours de la journée ne correspond pas forcément à mes choix de pratique, mais le plus important est la sincérité des pratiquants de tous niveaux qui s'y emploient, un peu comme dans une grande fête de famille où chacun apporte quelque chose de spécial.

Khidup Tsering Ota et Guillaume Erard

Petit moment de détente juste avant l'ouverture des portes du Nippon Budokan au public

En effet, contrairement à ce que l'on pense parfois en occident à cause de l'image véhiculée par les démonstrations les plus médiatisées (qui ont cependant leur rôle à jouer dans la démocratisation des arts martiaux), la démonstration au Japon n'est pas le terrain réservé de virtuoses triés sur le volet. D'ailleurs, le seul prérequis pour participer à une démonstration au Japon n'est pas, comme on pourrait le penser, d'avoir un certain niveau, mais d'être un membre enthousiaste du dojo, que ce soit depuis un an ou bien trente. En tant que pratiquant on se dit parfois : « Je n'ai pas le niveau pour faire une démonstration », mais la démonstration est justement sensée donner un aperçu de la pratique du dojo, à tous ses niveaux. C'est l'honnêteté et la joie de pratiquer qui compte plus que les prouesses techniques.

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Les membres du Hombu Dojo préparant la grande démonstration au Budokan

Afin de comprendre les différences de perception sur la signification de la démonstration en Occident et au Japon, je pense qu'il faut remonter dans le temps, à l'origine de l'exercice. Au Japon, on parle de démonstrations d'arts martiaux en termes d'enbutaikai (演武, enbu : démonstration ; 大会, taikai : convention). Là-bas, les arts martiaux ont toujours été plus ou moins associés au sacré et les premières formes de démonstrations étaient souvent tenues de manière privée dans le but d'honorer une ou plusieurs divinités (le nom original est : honnoenbu, 奉納演武, qui veut dire : que la démonstration est faite en tant qu'offrande votive), ainsi que parfois des hautes figures de l'autorité humaine. Un exemple qui subsiste de cet aspect cérémoniel est par exemple l'aikitaisai qui se tient tous les ans à Iwama pour célébrer la mémoire du fondateur Moriheï Ueshiba et de son fils, le Deuxième Doshu, Ueshiba Kisshomaru.

Ueshiba Moriteru Doshu en démonstration à l'Aïki-jinja

Cette démonstration se tient dans le petit sanctuaire de l'Aiki (aikijinja, 合気神社), elle ne représente qu'une partie réduite du programme de la journée et elle est précédée par une longue cérémonie présidée par des prêtres shinto. Le but d'une telle démonstration, dans un tel cadre, n'est donc pas de faire connaître l'art, ni de promouvoir le Doshu ou ses élèves, et encore moins de montrer qui est le plus fort, mais au contraire, il s'agit de montrer du respect aux ancêtres, et de servir notre Art en toute humilité. On comprend donc mieux le format très formel, ritualisé, des démonstrations à Iwama. Il est évident que l'on ne se rend pas tous les ans à Iwama pour contempler la démonstration du Doshu, qui par son caractère cérémoniel est toujours la même, mais pour humblement rendre hommage à Ueshiba Moriheï Kaiso (le fondateur, 開祖) et Ueshiba Kisshomaru Nidai Doshu.

Aiki Taisai

Les membres du Hombu Dojo célébrant l'Aïki Taïsaï aux côtés de la famille Ueshiba

C'est beaucoup plus tard dans l'histoire du Japon que les démonstrations ont commencé à être ouvertes aux individus hors de l'école (流派, ryuha). En aikido, cela a commencé du vivant d'O Sensei avec des démonstrations devant des membres éminents des classes militaires et politiques du Japon d'avant-guerre, principalement dans le but d'obtenir l'aide de mécènes pour le dojo. S'en sont suivies des démonstrations beaucoup plus médiatisées comme la démonstration de 1935 au journal Asahi d'Osaka que beaucoup d'entre nous ont vu en vidéo au moins une fois. Il est très intéressant de noter qu'en fonction du contexte, ce que le fondateur montrait pouvait être très différent, le contenu technique changeant en fonction de l'occasion et de l'auditoire.

Ueshiba Moriheï en démonstration au journal Asahi en 1935

Un incident notable permet de mettre un peu plus en lumière la nature multiple des démonstrations. Selon Shioda Gozo, quand Ueshiba Moriheï fut invité en 1941 à donner une démonstration devant la famille impériale au Sainenkan, le dojo du palais impérial, celui-ci refusa, expliquant qu'en aikido, on tuait l'adversaire d'un seul coup, et que projeter l'adversaire pour qu'il se relève serait équivalent à présenter un mensonge, ce que Ueshiba se refusait de faire devant l'empereur. L'empereur répondit qu'il voulait voir ce mensonge et Ueshiba accomplit sa démonstration sans tuer personne. On peut en conclure que par nature, la démonstration est un mensonge, une mise en scène, et qu'elle ne peut en aucun cas représenter la réalité des techniques, sauf si on accepte de faire de la démonstration non un don, mais une sorte de sacrifice rituel.

Je ne peux pas montrer de fausses techniques à l'Empereur. Fondamentalement en Aïkido, l'adversaire est tué d'un seul coup. Si l'attaquant est projeté, qu'il se lève tranquillement et qu'il attaque à nouveau, cela est faux, [cependant], je ne peux pas tuer mes élèves. Propos de Ueshiba Morihei rapportés par Shioda Gozo - Aiki News #93, automne 1992

Selon certains autres professeurs, il semblerait même que certains éléments du curriculum technique soient uniquement destinés à la démonstration et à la promotion de l'art auprès des néophytes. Hisa Takuma, le seul à avoir reçu un certificat de transmission complète du Daito-ryu Aiki-jujtusu par Takeda Sokaku est l'un de ceux-là.

Les techniques contre plusieurs attaquants ne sont pas des techniques de haut niveau, ce ne sont pas des techniques martiales, ce sont juste des mises en scène pour les démonstrations. Cela épate les gens qui ne savent pas ce que sont les vrais arts martiaux et leur fait penser que le Daito-ryu est splendide. Ces techniques sont une forme de propagande. Propos de Hisa Takuma rapportés par Amatsu Yutaka - Aiki News #129, été 2001

Il est intéressant de noter que Hisa a également appris directement de Ueshiba Morihei pendant trois ans (de 1933 à 1936), dont précisément certaines techniques contre plusieurs attaquants. Il aurait donc été intéressant de demander à O Sensei ce qu'il pensait des techniques contre plusieurs attaquants. La tromperie va encore plus loin puisque traditionnellement, les maîtres ne montraient que les techniques et formes de base shoden (初伝, première transmission), et certainement pas celles des niveaux supérieurs de chuden (中伝) et okuden (奥伝). Même dans ce cas, ils modifiaient souvent volontairement leurs techniques de démonstration afin de ne pas divulguer les secrets de leur art et même afin d'induire en erreur ceux qui essaieraient de les copier. Ceux qui voulaient voir le véritable art avaient mieux fait de se tenir à l'affût des duels de rue plutôt que des démonstrations, car seule une situation de vie ou de mort permettait d'entrevoir l'essence et la réalité des techniques.

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Le maître de Daïto-ryu Aïki-jujutsu Chiba Tsugutaka démontrant des techniques à ses élèves... tout en cachant certains détails cruciaux...

Il faut aussi comprendre qu'une technique martiale efficace n'est pas forcement agréable à voir ou même compréhensible par le public non-initié, et certains maîtres ralentissent ou exagèrent volontairement leur travail pour que l'audience puisse faire sens de ce qui se passe. Effectivement, dans certains contextes, un aspect important des démonstrations est aussi son but pédagogique, en particulier pour un budo dont le but principal n'est pas la guerre, ni la self-defense. Cette idée n'est d'ailleurs pas nouvelle car même avant guerre, le côté éducatif était parfois présent.

Yonekawa Shigemi était un élève d'avant-guerre de O Sensei, lorsque celui-ci pratiquait le Daito-ryu Aiki-jujutsu, et il lui servait souvent de uke en démonstrations, dont celle de 1935 citée plus haut. Yonekawa est en outre l'un de ceux qui ont enseigné à Hisa Takuma et ses collègues au Journal Asahi d'Osaka entre 1933 et 1936. Plus récemment, j'ai personnellement apprécié le travail que Christian Tissier avait présenté lors des Combat Games de 2010, avec une démonstration aussi dynamique qu'à son habitude, mais avec un parti-pris résolument vulgarisateur, ce qui à mon sens était très pertinent vu le contexte pluridisciplinaire de l’événement. Cependant, lorsque j'en ai discuté avec lui, il m'a confié avoir reçu certaines critiques dues au fait qu'il marque des pauses pendant certaines techniques.

Ce que j’ai envie de faire, c’est quelque chose un peu plus comme ce que j’ai fait aux World Games, [...] j’ai fait quelque chose de différent, et j’ai envie de faire ça, faire lentement. Je me suis quand même fait attaquer là-dessus [...] je voulais montrer ce que c’était qu’un arrêt, les gens ont dit « Il a marqué des arrêts ! » Christian Tissier - Entretien avec Christian Tissier

Ces gens avaient complètement manqué l'intention derrière sa démonstration. Cette anecdote est pour moi une preuve supplémentaire de l’incompréhension de beaucoup de gens sur ce que sont, ou peuvent être, les enbu.

Démonstration de Christian Tissier aux Combat Games de Beijing en 2010

Le public devant lequel la démonstration prend place a une influence considérable sur ce qui y est montré. Les kata enbu kyogi (公開演武競技, démonstrations compétitives de kata) sont présentées à un public de spécialistes, ou tout au moins aux membres de l'école, et les formes sont donc démontrées de façon moins trompeuse (même si le kata lui-même contient une belle part de codification et de faux-semblants, dans le but de tromper les membres de l'école eux-mêmes en fonction de leur rang ou niveau, mais c'est un autre sujet). On peut aussi s'interroger sur la pertinence de juger un pratiquant sur sa capacité à démontrer uniquement la forme extérieure, un exemple des perversions se trouvant dans les katas très démonstratifs des compétitions actuelles.

Démonstration de karate Shotokan

Pour revenir à O Sensei, il fut jusque tard dans sa vie le seul à démontrer, et en cas d'absence, ses représentants avaient pour ordre de ne proposer que des initiations ou des stages, mais en aucun cas des démonstrations. C'est après la guerre, reconnaissant la nécessité d'étendre et démocratiser la pratique de l'aikido afin qu'il perdure, que Ueshiba Kisshomaru réussit à convaincre son père d'assouplir le format des démonstrations et de permettre aux autres instructeurs de participer, et ceci devant le tout-venant, ce qui fut une révolution qui mena au format de démonstrations auxquelles on peut assister de nos jours au Budokan et ailleurs. La première démonstration publique d'aikido eut donc lieu en septembre 1956 sur le toit du grand magasin Takashimaya à Tokyo dans le quartier de Nihonbashi. Les instructeurs de l'Aikikai se succédèrent durant 5 jours et la démonstration finale fut donnée par Ueshiba Moriheï.

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Ueshiba Moriheï lors de la démonstration ayant eu lieu du 18 au 20 Octobre 1957 sur le toit du grand magasin Toyoko à Shibuya

Malgré la multitude de démonstrateurs que cet événement (et les suivants) permirent au public de découvrir, la hiérarchie au Japon étant un élément fondamental de la culture et des interactions, on y développa beaucoup moins le culte de la personnalité qu'en occident (même s'il existe néanmoins un petit nombre de maîtres de budo quasi-superstars qui figurent régulièrement dans les magazines et sur les plateaux de télévision de l'archipel). Il faut noter que dans les arts martiaux traditionnels, c'est le junior qui effectue la technique sur le maître, et c'est donc ce dernier qui est projeté. En aikido (et dans beaucoup d'autres ju-jutsu), on a inversé les rôles et c'est le plus expérimenté qui projette, et surtout immobilise au sol ses élèves. Doit-on y voir un facteur du développement du culte de la personnalité ?

Pour la majorité des pratiquants, les grands professeurs sont au-dessus de la pyramide hiérarchique et il vient difficilement à l'idée d'un pratiquant intermédiaire de se mettre en avant. J'ai expliqué ailleurs qu'en outre, au Japon, un pratiquant devait être au service de son art, et ne pas se servir de lui pour faire sa propre promotion, et le Doshu Ueshiba Moriteru est un exemple remarquable de cela. Ayant chuté de nombreuses fois pour lui, je sais que son aikido est efficace, puissant et techniquement riche, mais en démonstration, il sait démontrer un aikido de kihon (bases) neutre plutôt que de laisser libre-court à ses propres interprétations, ce qui est exactement son rôle en tant que Doshu (gardien de la Voie). Pour moi, en tant qu'aikidoka, nous devrions toujours garder en tête les mots du Deuxième Doshu Ueshiba Kisshomaru:

On doit être naturel, et éviter les performances prétentieuses dont le but est d’impressionner l’audience. Une démonstration d’Aïkido est une forme sérieuse et stricte d’expression de soi. […] Si l’on veut se séparer des démonstrations non sincères, on doit s’élever au dessus du niveau qui consiste au simple gagner ou perdre, et ne plus penser en termes de démonstrations compétitives.
Ueshiba Kisshomaru – « La rigueur de la démonstration » – Journal de l’Aikikai (Vol. 12 No. 1, Hiver 1975)

Quelqu'un comme Miyamoto Tsuruzo Sensei a une attitude assez intéressante. En fin de stage à l'extérieur, il est de coutume pour le shihan de faire une démonstration afin de remercier ses hôtes. J'ai beau savoir quand je l'accompagne que ce moment viendra, mais à chaque fois, un noeud se forme dans mon estomac car Miyamoto Sensei ne répète jamais ses démonstrations et en tant qu'uke, je ne sais absolument pas ce qui m'attend. J'étais au début frustré par ce manque de préparation, jusqu'à ce que je réalise qu'en plus d'être un cadeau pour les spectateurs, Miyamoto Sensei envisageait ses démonstrations comme un moment privilégié de communication et d'improvisation avec ses élèves proches, quitte à ce que cela semble un peu brouillon à certains. Fujimaki Sensei, un autre professeur du Hombu Dojo, ne choisit pas forcément les meilleurs uke pour ses démonstrations, mais il s'efforce de prendre des gens de sexes, gabarits, et niveaux différents. Je trouve ces deux approches remarquables car via celles-ci, ces professeurs se mettent sur la brèche pour présenter l'aikido et pas « leur aikido ».

Ueshiba Moriteru Doshu démontrant des techniques de base au Budokan

Au même titre que l'honnoenbu original est une offrande aux dieux, l'enbutaikai moderne devrait être une offrande au spectateur, et pas un exercice d'autopromotion ou de compétition cachée. Chacun, même débutant, a donc quelque chose à apporter. De plus, l'exagération et la dramatisation sont tout autant d'insultes au public puisque selon mon ami Ellis Amdur (un shihan en Toda-ha Buko-ryu et en Araki-ryu), le but en enbu est justement de ne rien montrer de spécial, et de donner un exemple serein de la pratique routinière de l'école.[1]

Notre objectif devrait être de ne rien faire de spécial dans une démonstration - et de ne rien faire d'ordinaire dans la pratique régulière. Ellis Amdur

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Les démonstrations les plus spectaculaires sont souvent les plus vides de sens

Plus fondamentalement, le fait que l'on assiste aujourd'hui à de grandes démonstrations d'arts martiaux est un signe de leur obsolescence en tant que techniques guerrières. Ils sont devenus des arts de vivre et des passe-temps, et la technologie guerrière actuelle (explosifs, balistique, drones, etc.) est elle gardée aussi jalousement que les budo le furent en leur temps.[1] On s'adresse donc à un public différent et tout un chacun y a donc sa place.

All Japan Aikido Demonstration

All Japan Aikido Demonstration

En démonstration, on donne aux dieux, au public, et à son art. Pour revenir au présent et à la démonstration du All Japan Aikido au Budokan, à la fin de la journée, quelques dizaines de pratiquants du Hombu Dojo descendent dans l'arène pour représenter à leur tour leur dojo lors de la démonstration générale. On me demande souvent pourquoi je descends participer, puisque j'y serai noyé dans la masse, mais c'est justement la raison pour laquelle je descends, afin de partager avec mes collègues de tapis un moment spécial de pratique et de gratitude. En tant que spectateurs, ne soyez pas dupes des noms à la mode, des mises en scène, et des photos sur papier glacé, et efforcez-vous de voir au-delà du miroir pour percevoir l'essence de la pratique de chacun. En tant que pratiquants, n'hésitez pas à monter sur le tapis avec vos amis, quelque soit votre niveau, proposez une pratique sincère et humble de l'art auquel vous vouez tant des vos précieuses heures tout au long de l'année, ce sera la plus belle et la plus véritable forme de démonstration.

Guillaume Erard

Une journée dans l’arène du Nippon Budokan à filmer les démonstration pour votre plus grand plaisir !


Références

  1. Amdur, Ellis - Public Presentations of Skill in Traditional Japanese Martial-Arts

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À-Propos

Guillaume Erard est titulaire du grade de 6e Dan en Aïkido (Fondation Aikikai - Aikido Hombu Dojo de Tokyo), et du titre de Kyōshi 5e Dan en Daïto-ryu Aiki-jujutsu (Hombu Dojo de Shikoku). Résident permanent au Japon, il dirige un dojo d’Aïkido à Yokohama et anime régulièrement des stages internationaux. Il est docteur en biologie moléculaire et titulaire d’un Master 2 en sciences de l’éducation. Ses recherches portent notamment sur les dimensions pédagogiques et historiques de la transmission des arts martiaux japonais. Il a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées en France et au Japon, et a collaboré à la rédaction du dernier ouvrage de Christian Tissier.

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